Tino Rossi – Biographie générale 5/5.

(Tino Rossi, peint par le Maître Jacques Weismann en 1936)

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Tout texte surligné sur fond jaune contient un document ou un article de presse d’époque.

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Ultimes années

Année 1980

  • Le 16 janvier 1980, Tino Rossi et son épouse Lilia assistent à la première du film « Tous Vedettes », de Michel Lang, coproduit par M. Marcel Dassault.
  • Le 1er février 1980, Tino Rossi est invité au vernissage de l’exposition « Lithographie, l’œuvre complet » du peintre Bernard Buffet qui se tient à la Galerie Matignon, 18, avenue Matignon, à Paris, à l’occasion de la sortie du livre de Charles Sorlier « Bernard Buffet, lithographe ». 
    • Tino Rossi étant un grand ami du couple Buffet.
  • Le 6 février 1980, Tino Rossi participe en tant que parrain, à Nogent-sur-Marne, au Pavillon Baltard, à la réinauguration sur place des grandes orgues de l’ancien Cinéma Gaumont-Palace de Paris, réinstallées à Nogent-sur-Marne.
    • Tino Rossi y interprétera l’Ave Maria accompagné par Gilbert Le Roy à l’orgue entièrement restauré, en présence de Mme Anne-Aymone Giscard-d’Estaing, présente pour l’occasion, au profit de sa fondation pour l’enfance.
    • Courrier de M. le Maire de Nogent-sur-Marne du 26 janvier 1987 évoquant le souvenir de cette journée.

Ci-dessus : M. Tino Rossi baisant la main de Mme Anne-Aymone Giscard-d’Estaing, après son interprétation.

  • à gauche, M. le Maire de Nogent-sur-Marne – Roland Nungesser.
  • derrière Tino, nous reconnaissons M. Jean-Claude Brialy et en arrière-plan M. Georges Descrières.

Photographie AGIP – 6 février 1980 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi dans le 8ème arrondissement de Paris, sur les Champs-Élysées.

Photographie Doucé – 10 mars 1980 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi dans le 8ème arrondissement de Paris, rue La Boëtie, en pleine discussion avec une Pervenche.

Photographie Doucé – 10 mars 1980 – Coll. H. Chaniol.

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Ci-dessus : Tino Rossi coupe son gâteau d’anniversaire (73 ans) accompagné par M. Alain Gérondeau – Président Directeur Général EMI France.

Photographie Neuvecelle – 29 avril 1980 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : banquet d’anniversaire de Tino Rossi dans les studios EMI de Boulogne-Billancourt.

  • au premier plan à gauche : M. Tino Rossi.
  • au premier plan à droite : M. Gérard Trimbach – Directeur Artistique EMI de M. Rossi.
  • au second plan à gauche : M. Alain Gérondeau – Président Directeur Général de EMI France,
  • au second plan à droite : M. Alain de Ricou – Directeur des activités de création.

Photographie Neuvecelle – 29 avril 1980 – Coll. C. R-V.

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  • Le 8 mai 1980, Tino Rossi participe, à titre bénévole, à la Kermesse de l’Exploit, au jardin d’acclimatation de Paris, sous l’égide de l’UNICEF.
  • Du 27 au 31 mai 1980, Tino Rossi participe, à titre bénévole, à la Grande Kermesse, à Montreuil, au Centre des Expositions, organisé par le Secours Populaire, dans le cadre de la Campagne-Vacances 80.
  • En Juillet / Août 1980, Tino Rossi en vacances chez lui, au Scudo, à Ajaccio. Mais Tino, faisant escale quelques heures dans les Alpes-Maritimes, en partance pour la Corse, effectue avec son fils Laurent un pèlerinage à Menton, pour revoir son ancienne caserne, du 25ème Bataillon des Chasseurs Alpins à l’époque, où il effectua son service militaire en 1927. On le voit aussi le soir avec son fils fêter une fois de plus son anniversaire dans un grand restaurant du Cap d’Ail, la Pinède…
  • Le 19 juillet 1980, Tino Rossi reçoit chez lui, au Scudo, à Ajaccio, les guitaristes Paulo et Pierre Quilici, venus lui porter leur nouvel album 33 tours intitulé «Guitare d’amour» reprenant les grands succès du maître…

Ci-dessus : Tino Rossi au banquet des anciens de l’Amicale des Anciens du Collège Fesch d’Ajaccio, qui se tient à « La Coupole », à Campo del’Oro.

Photographie X- 26 juillet 1980 – Coll. C. R-V.

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Ci-contre : billet d’entrée au gala Tino Rossi à Cappelle-la-Grande du 30 novembre 1980. (Coll. C. R-V.)

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  • Le 16 août 1981, Tino Reçoit chez lui, au Scudo, à Ajaccio, la journaliste Sylvie Florence, de Corse-Matin, et évoque ses projets pour 1982.

    • Il est alors question de l’Olympia, à Paris, en Mars 1982, mais le projet n’est pas finalisé (il n’aboutira pas – mais optera pour un autre lieu mythique).
    • Il est aussi question d’un coffret de disques de compilation pour célébrer ses 50 ans de succès en 1982 (ce coffret 4 disques sortira : il est recouvert de tissus bleu-roy)
    • Il confirme en outre qu’il n’a nullement l’intention d’arrêter de chanter, arguant que lorsqu’un artiste arrête, cela soit à cause de l’insuccès ou de la maladie…
    • Enfin, il répond à certains de ses détracteurs qui lui reprochent de ne pas chanter en corse que c’est faux d’une part car à chaque gala, au moins une chanson est chantée en corse, et il précise : «Je crois que je fais plus de bien à la Corse en la chantant en français devant des millions de personnes qui comprennent ce qu’ils entendent.»
  • Le 22 août 1981, Tino Rossi reçoit chez lui, au scudo, à Ajaccio, le jeune poète de cette époque : Jean-Paul Sermonte, pour parler poésie et littérature…

Ci-dessus : Tino et Jean-Paul Sermonte au Scudo, à Ajaccio, pour parler poésie.

Photographie Mignucci – 22 août 1981 – Coll. C. R-V.

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  • Le 9 septembre 1981, Tino Rossi en gala à Cambrai, pour le Festival annuel, accompagné par Claude Rogen, au piano, et son ensemble…

Ci-dessus et ci-contre : Tino Rossi à Cambrai, avant le spectacle.

Photographies X – 8 septembre 1981 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi en gala à Dijon (21), accompagné par Claude Rogen et son ensemble.

Photographies X – 7 février 1982 – Coll. A. Brochet.

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  • Le 17 février 1982, Tino Rossi en gala à Marseille, Salle Vallier, accompagné par Claude Rogen, au piano, et son ensemble.. Il vient chanter bénévolement à la demande du journal Le Provençal au profit de la souscription pour sauver la basilique Notre Dame de la Garde, de Marseille !

Ci-contre : le tour de chant prévu pour le gala de Marseille Saint-Vallier du 17 février 1982, écrit de la main de Tino Rossi.

Coll. Claude Rogen.

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  • En Mars 1982, Tino Rossi en gala à Besançon (Prévisionnel).

Ci-dessus : Tino Rossi après un gala, pour l’apéritif au Champagne… Il peut s’agir de Marseille ou de Besançon, ou d’un autre gala dont nous n’avons pas retrouvé d’information.

Photographie X – Février/Mars 1982 – Coll. C. R-V.

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  • Le 16 mars 1982, Tino Rossi et son épouse Lilia assistent, au Casino de Paris, à la 30ème représentation du spectacle musical d’Annie Girardot intitulé Revue et Corrigée.
    • Sont aussi présents ce soir-là : Jean Sablon, Claude Piéplu, Robert Manuel et Claudine Coster et M. le Secrétaire Général de la Présidence de la République – Pierre Bérégovoy et son épouse.

Ci-dessus : Tino Rossi et son épouse Lilia au Casino de Paris, pour la 30ème du spectacle musical d’Annie Girardot Revue et Corrigée.

Photographie Siccoli – 16 mars 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi dans les loges du Casino de Paris, venu féliciter Annie Girardot pour son spectacle musical Revue et Corrigée.

Photographie Siccoli – 16 mars 1982 – Coll. C. R-V.

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  • Le 28 mars 1982, Tino Rossi en gala au Mans, à la Rotonde, accompagné par Claude Rogen, au piano, et son ensemble. (4.500 spectateurs)
    • Tino interprète : Une rose ; Le pinzutu ; Tout me rappelle vous ; Solenzara ; Pot-pourri opérettes ( Méditerranée, Naples au baiser de feu, Le temps des guitares, Le marchand de soleil) ; Ma dernière chanson sera comme la première ; Ajaccio ; J’avais vingt ans ; Ah ! Le petit vin blanc ; Parle plus bas ; La vie commence à 60 ans ; Cinquante ans d’amour ; Mon Pays ; J’ai toujours chanté des chansons d’amour ; Tristesse ; Amor amor ; Complainte corse (en corse) ; Chantons l’amour ; Le rêve passe ; Ave Maria de Schubert ; La paloma ; le pot-pourri habituel des chansons de Vincent Scotto et pour conclure par Petit papa Noël.

Ci-contre : billet d’entrée au gala Tino Rossi à Loison-sous-Lens du 22 avril 1982. (Coll. C. R-V.)

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  • Le 25 avril 1982, Tino Rossi en gala à Caen (14), au Palais des Sports, accompagné par Claude Rogen, au piano, et son ensemble.

Ci-contre : billet d’entrée au gala Tino Rossi à Caen du 25 avril 1982. (Coll. C. R-V.)

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  • Le 26 avril 1982, Tino Rossi est l’invité de Guy Noël sur Radio Montmartre, en direct, pour une interview sur l’ensemble de sa carrière de deux heures, ponctuée par ses succès.
    • Tino, bien décidé à soutenir cette radio-libre, promet de revenir régulièrement au microphone de Guy Noël, mais hélas, la vie ne lui en laissera pas le temps.
  • Le 27 avril 1982, Tino Rossi en gala à Paris, pour la Nuit de la Chanson Française organisée et radiodiffusée par Europe n°1 et animée par Pierre Bellemare, Maryse et Christian Morin.
    • La première partie du gala se déroule en journée, sur une barge géante aménagée, qui parcourra la Seine en 5 étapes, avec moult artistes : Aimable, Gérard Blanchard, Hervé Cristiani, C. Jérôme, Didier Barbelivien, Mort Shuman, Yvette Horner, François Valéry, Thierry Pastor, André Verchuren, Nicolas Peyrac, Martine Clémenceau, Richard Cocciante, Philippe Chatel, Herbert Léonard, Adamo, Daniel Balavoine, Michel Berger, Plastic Bertrand, Carlos, Chagrin d’Amour, Éric Charden, Karen Cheryl, Julien Clerc, Chantal Goya, Annie Cordy, Enrico Macias, Sheila, Thierry Le Luron, Rika Zaraï, Gérard Lenorman, Patrick Sébastien, Dalida, Roland Magdane, Hervé Vilard, Serge Gainsbourg, Richard Gotainer, Serge Lama, Michel Sardou, Johnny Hallyday, Pierre Perret, Sacha Distel, Richard Anthony…
    • La seconde partie du gala se déroule, la nuit tombée, sur la terre ferme, sur un scène montée Place de l’Hôtel-de-Ville de Paris, et Tino y célèbre ses 50 années de carrière et ses 75 ans, avec une partie des vedettes présentes lors de la première partie, interprétant chacune une chanson en l’honneur de Tino Rossi : Michel Sardou, Thierry le Luron, Annie Cordy, Gérard Lenorman, Chantal Goya, Johnny Hallyday, Enrico Macias, Sheila, Michel Berger, Dalida, Julien Clerc et Serge Lama.
    • Tino Rossi interprète en ouverture Cinquante d’amour, et conclut le gala par son pot-pourri survolté de chansons de Vincent Scotto.
    • Une réception est donnée à l’Hôtel-de-Ville, qui débute d’ailleurs dès le début de la deuxième partie du gala, où tous les chanteurs participent à la fête…

Ci-dessus : Tino Rossi entrant dans l’Hôtel-de-Ville de Paris, pour la réception faisant suite à la Nuit de la chanson française.

  • cliché 1 : entouré par les célèbres accordéonistes André Verchuren et Aimable.
  • clichés 2 à 5 : Tino Rossi et Serge Gainsbourg bras dessus, bras dessous… Serge Gainsbourg qui dès l’enfance a forcément connu tous les succès de Tino Rossi par la radio et le cinéma…
  • en arrière-plan, l’on reconnaît Christian Morin, co-animateur pour la journée.

Photographies X – 27 avril 1982 – Coll. C. R-V.

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  • Le 6 juin 1982, Tino Rossi est en direct sur Europe n°1 à Paris pour l’émission C’est Dimanche, qui lui est entièrement consacrée. Il est spécialement revenu d’Ajaccio pour la fête des mères.
  • Le 7 juin 1982, Tino Rossi repart en vacances pour la Corse.
  • En Juin 1982, Tino Rossi reçoit au Scudo, à Ajaccio, le journaliste Christian Plume pour une interview sur sa longue carrière de 50 années.
    • Cette interview sera par la suite montée avec des chansons de toute sa carrière, avec présentation en avant-première exclusive des chansons de son album Cinquante ans d’amour à paraître en Septembre 1982.
    • Il en sera radiodiffusé 10 émissions sur France Inter les 3, 10, 17, 24 et 31 juillet 1982 ; les 7, 14, 21 et 28 août 1982 et le 4 septembre 1982.
  • Du 9 au 18 juillet 1982, Tino Rossi en gala à Maubeuge, pour la kermesse de la bière, en invité principal.
    • Tino interprète : Cinquante ans d’amour, le Pinzutu, Pot-pourri des opérettes Méditerranée, Naples au baiser de feu, le Temps des guitares et le Marchand de soleil ; Tristesse de Chopin ; Ajaccio ; J’avais vingt ans ; Ah ! Le petit vin blanc ; Chantons l’amour ; La Chanson ; La Vie commence à 60 ans ; Le Rêve passe ; Pot-pourri de Vincent Scotto et pour conclure par Le clair de lune à Maubeuge (Refrain).
    • Retrouvez-ici le Programme de la Kermesse de la bière à Maubeuge – 82 (Coll. C. R-V).

Ci-dessus : Tino Rossi en gala à Maubeuge, pour la célèbre Kermesse de la Bière.

Photographies X – 18 juillet 1982 – Coll. A. Brochet.

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  • En Août 1982, Tino Rossi en vacances chez lui, au Scudo, à Ajaccio, mais en répétitions avec les guitaristes corses, en vue du Casino de Paris à la rentrée.

Ci-dessus : Tino Rossi en vacances, en visite à la Mairie d’Ajaccio.

Photographie X  – Août 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi chez lui, au Scudo, à Ajaccio, en répétition avec les guitaristes corses menés par Antoine Bonelli, pour le Casino de Paris à la rentrée.

Photographie (dégradée) Fournol  – Août 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi répète accompagné de son fils Laurent à la guitare, pour le Casino de Paris.

Photographie X – Août 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : …et un peu de repos de temps-à-autre, juste le temps pour Tino Rossi de s’occuper de ses plantes…

Photographie X – Août 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : …et Tino Rossi en promenade dans les rues d’Ajaccio avec son fils…

Photographie X – Août 1982 – Coll. C. R-V.

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  • Le 2 octobre 1982, Tino Rossi participe aux vendanges de Montmartre, en présence de M. le Maire de Paris – Jacques Chirac, M. le Premier Secrétaire du Parti Socialiste – Lionel Jospin et M. Le Député du XVIIIe arrondissement de Paris – Claude Estier. La marraine de l’édition 1982 est Élisabeth Depardieu.

Cinquante ans d’amour et entrée dans l’histoire.

En 1982, nous ne le savons pas encore, Tino Rossi chante en studio son ultime enregistrement, J’aime les femmes, c’est ma folie, accompagné au piano par Paul Piot, le 16 octobre 1982.

  • À partir du 4 novembre 1982, à bientôt 76 ans, Tino Rossi remonte symboliquement sur la scène de ses grands débuts, le Casino de Paris, pour fêter son demi-siècle de carrière au cours d’un grand spectacle, avec orchestre de 27 musiciens dirigés par Paul Piot et 50 choristes de Saint-Eustache, mis en scène par Maritie et Gilbert Carpentier, qui mêle rétrospectives et nouvelles chansons.
    • Chaque jour, pendant deux mois, la salle comble redouble d’applaudissements. On parlera, par allégorie avec Napoléon Bonaparte, des 100 jours de Tino.
  • Le 9 novembre 1982, la « générale » est l’occasion pour le Tout-Paris au grand complet de fêter un Tino Rossi radieux, qui prolonge la fête avec ses amis toute la nuit au Fouquet’s, jusqu’à 5H00 du matin.
    • Tino Rossi déclarera au Fouquet’s : « Cinquante ans de chansons, ça se fête. Le Casino de Paris m’a porté bonheur. J’espère pouvoir lui renvoyer l’ascenseur en faisant marcher la salle ». 
    • Ce sera le cas chaque jour de représentation(s), ce qui permettra de sauver le Casino, alors en très grande difficulté financière.
  • Se reporter à la page Tino Rossi – Revues.

Ci-dessus : Tino Rossi dans sa loge du Casino de Paris, recevant les félicitations sincères de Mireille Mathieu à la fin de la générale de la revue Cinquante ans d’amour.

  • en arrière plan : Francis Lopez, Youri Manoff et Johnny Stark.

Photographie Laforêt – 9 novembre 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi dans sa loge du Casino de Paris, recevant les félicitations de Dalida à la fin de la générale de la revue Cinquante ans d’amour.

  • en arrière plan : Lilia qui regarde d’un œil plutôt inquiet Tino embrasser Dalida avec un entrain certain…

Photographie Laforêt – 9 novembre 1982 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi en séance de dédicaces au Casino de Paris après le spectacle.

Photographie X – Novembre 1982 – Coll. C. R-V.

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Année 1983

… d’ultimes Vœux de Bonne Année de Tino et Lilia Rossi ensemble…

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En 1983, la « dernière » de Tino Rossi au Casino de Paris, le dimanche 2 janvier, est aussi sa dernière apparition en scène.

À l’issue du triomphe au Casino de Paris, Tino Rossi qui sauva d’ailleurs cet établissement en situation de quasi-faillite, se confie à quelques amis pour leur dire, fait très inhabituel, qu’il est complètement épuisé…

  • D’après certaines informations écrites en notre possession depuis 2013, Tino Rossi se savait déjà malade depuis un certain temps avant même de remonter la scène du Casino de Paris, mais l’aurait caché à tout le monde ou presque, car il voulait remonter sur les planches du Casino, pour conclure sa carrière en beauté, le projet étant déjà lancé et en cours d’organisation.
  • Il aurait pourtant été averti par son médecin personnel d’un problème de santé nécessitant de se faire opérer au plus vite. Mais Tino Rossi sachant très bien qu’une fois opéré, il ne pourrait plus remonter sur scène, aurait alors demandé à son médecin de ne rien dire et qu’ils verraient cela après la revue…
  • Tino Rossi aurait donc su que quelque chose n’allait pas plusieurs mois avant son épouse, mais le lui aurait caché… Par amour bien sûr.
  • Tino Rossi avait précisé à ses amis tinorossistes les plus intimes la chose suivante avant le début de la revue : « si je donne ce spectacle, c’est pour me faire un dernier plaisir et pour remercier tous ceux qui m’ont fait confiance. »
  • Le 30 janvier 1983, Tino et Lilia Rossi, en vacances à Cannes depuis la fin de la revue du Casino de Paris, assistent au Carnaval de Nice, accompagnés par Alain Decaux.
  • Entre le 2 et le 12 février 1983, Tino Rossi participe au 23ème Festival International de Télévision de Monte-Carlo, à Monaco.
  • Le 14 février 1983, Tino Rossi, accompagné de son épouse Lilia, trouve la force d’aller fêter à Lausanne, au Lausanne-Palace, pour honorer de sa présence la soirée d’anniversaire donnée par les époux Armand et Césy Pasche, célèbres impresarii lausannois du spectacle, pour leurs 50 ans de carrière. Il s’agira de son dernier déplacement hors de France.

Les jours et les semaines passant, Tino ne récupère pas. Ce n’est pas normal. Commencent les consultations, les examens… Le diagnostic tombe : il faut opérer.

  • Le 1er mars 1983, Tino Rossi vient tout juste de rentrer à Paris en vue de son hospitalisation.
  • Le 14 mars 1983, Tino Rossi est hospitalisé à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, officiellement pour une intervention bénigne de la vésicule biliaire.
    • Arrivé discrètement en costume de flanelle grise, hospitalisé sous un faux nom, Tino est logé dans la chambre 180 de l’hôpital, située au premier étage, côté cour, du bâtiment historique.
  • Le 15 mars 1983, Tino Rossi est opéré de 8H00 à 12H00. En réalité, il s’agit d’un mal bien plus grave : un cancer du pancréas, mais la vérité ne lui est pas révélée (version officielle).
    • Mais les choses se compliquent. Vers 22H00, une hémorragie interne est détectée et Tino Rossi doit être réopéré en urgence en pleine nuit. Une atteinte supplémentaire à la rate est découverte…
  • Du 16 au 20 mars 1983, Tino Rossi est placé sous étroite surveillance en réanimation – Lilia, son épouse, le veillera durant 5 jours des plus angoissants.
  • Le 21 mars 1983, Tino Rossi est tiré d’affaire – il est transféré dans une nouvelle chambre, la 102, toujours côté cour.
  • Le 31 mars 1983, après une hospitalisation de 18 jours, Tino sort de l’hôpital américain de Neuilly à midi, apparemment guéri… C’est son fils Laurent qui est venu le chercher à bord d’une Renault 5 rouge, et l’emmener en convalescence.
  • Dès le mois d’Avril 1983, Tino Rossi récupère et se sent en bonne forme ; son épouse Lilia le confirme. Le 29 avril 1983, il est au téléphone en direct sur Radio Bleue et donne de ses nouvelles à l’animateur Christian Plume, nouvelles rassurantes.
  • À l’été 1983 et Tino, comme à l’accoutumée, prend ses congés d’été au Scudo, chez lui, à Ajaccio.
  • Le 8 juillet 1983, Tino Rossi et son fils Laurent viennent déjeuner incognito à Ocana, à l’Auberge de l’Arghiaccia, tenue par les quatre sœurs Salini, pour y déguster leur spécialité locale : le Veau aux Girolles. Arrivés tous deux sans avoir pris rendez-vous, les sœurs surprises vont supplier des touristes nancéiens de passage de prendre un autre menu pour servir Tino…

Ci-dessus : Tino Rossi, alors relativement en forme, entouré des tinorossistes Marcel Peltier (à la droite de Tino) et son épouse Madeleine, chez lui, au Scudo, à Ajaccio.

Photographie X – 16 juillet 1983 – Coll. C. R-V.

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  • Le 6 août 1983, Tino Rossi reçoit chez lui, au Scudo, à Ajaccio, M. le Président du Club Tino Rossi – René Guihuit et son épouse.
    • Tino Rossi lui présente une maquette instrumentale de son futur 45 tours prévu pour la fin de l’année, et lui remet les paroles du titre de la future face A : C’est bon de vivre.
    • L’enregistrement studio est prévu pour l’automne 1983, tout est déjà programmé par son impresario Félix Marouani, mais Tino n’en aura pas le temps.
  • Le 7 août 1983, un photographe professionnel est présent pour immortaliser Tino au Scudo, entouré du couple Guihuit réinvité pour l’occasion, ainsi que plusieurs autres amis du Club Tino Rossi : M. et Mme Jean Brûlé, Mme Josette Derouard et M. et Mme Maurice Bazinet et fils.

Ci-dessus : Tino Rossi reçoit ses amis tinorossistes, chez lui, au Scudo. Il s’agit d’une des dernières photographies de Tino prise au Scudo.

  • à gauche : Mme Josette Derouard, tinorossiste émérite,
  • à droite : M. René Guihuit, alors Président de l’Association des Amis de Tino Rossi (qui sera présent à Ajaccio aux côtés de Tino Rossi jusqu’au 8 août 1983).

Photographie Desjobert – 7 août 1983 – Coll. C. R-V.

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Ci-dessus : Tino Rossi reçoit ses amis tinorossistes, chez lui, au Scudo. Il s’agit d’une des dernières photographies de Tino prise au Scudo.

  • le jeune Bruno Bazinet (devenu auteur-compositeur-interprète depuis…) remet une photographie du Casino de Paris à Tino Rossi, en signe d’admiration.
  • debout, de g-à-d : Mme Suzanne Guihuit, M. Jean Brûlé et Mme Jacqueline Brûlé, tinorossistes.
  • assise à gauche : Mme Josette Derouard, tinorossiste émérite,
  • assis à droite : M. René Guihuit, alors Président de l’Association des Amis de Tino Rossi (qui sera présent à Ajaccio aux côtés de Tino Rossi jusqu’au 8 août 1983).

Photographie Desjobert – 7 août 1983 – Coll. C. R-V.

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  • Le 15 août 1983, Tino Rossi est au restaurant, à Ajaccio, et il est soudain pris d’un malaise tel qu’il fait téléphoner à son fils Laurent qui vient le chercher en voiture immédiatement. La maladie amorce alors un retour foudroyant, si bien que, désemparée, son épouse Lilia Rossi décide finalement de rentrer à Paris.
  • Le 18 août 1983, Tino Rossi sera toutefois invité chez un de ses amis, M. Frederici, propriétaire du Dolce Vita, hôtel-restaurant à Ajaccio.
  • Le 11 septembre 1983, Tino et Lilia prennent l’avion par un vol régulier, devançant leur retour prévu à Paris à la fin septembre. Ils seront même photographiés à leur insu dans l’aéroport d’Orly-sud où l’on y découvre Tino Rossi en état d’épuisement avancé.
    • les douloureux clichés seront publiés dans France-Soir Magazine du 1er octobre 1983.
  • Il sera hospitalisé immédiatement à l’Hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine.

Tino Rossi était depuis Septembre 1982 à nouveau sous contrat, pour une durée de 5 ans, avec Pathé-Marconi lorsque la France stupéfaite apprend son décès le mardi 27 septembre 1983 par la dépêche de l’Agence Centrale de Presse n° 028 tombée à 9h36 sur les téléscripteurs : « Flash : Tino Rossi est mort ».

Pendant cinquante ans, les chansons du « Rossignol de notre siècle » ont accompagné tous les publics, qui lui ont assuré une égale popularité.

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Tino Rossi nous a quittés

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Recordman français de la vente de disques.

  • Tino Rossi, « le chanteur de l’amour heureux » alors qu’Édith Piaf chantait l’amour malheureux, a enregistré plus de 1500 titres en studio (toutes versions comptabilisées) abordant tous les genres, de la chanson populaire de Vincent Scotto à la Romance de Nadir de Bizet en passant par moult mélodies classiques (largement popularisées par son interprétation), sans oublier une panoplie de chants corses – parmi lesquels la Complainte corse de Roger Lucchesi et Carulu Giovoni, créée dans le film L’Île d’amour (1944), ou Canzona païsana, de Bruno Bacara, élue « Grand prix de la chanson corse » 1980 – et même, en 1945, l’une des versions les plus plébiscitées du célèbre boléro mexicain Besame mucho, reprise dans le film de Marion Laine « À cœur ouvert » (2012).
  • Tino Rossi a vendu, dans le monde entier, des centaines de millions de disques. À l’occasion du centenaire de sa naissance, en 2007, des journaux ont avancé 600 millions. Lors du journal télévisé de 13 heures de TF1, le 24 décembre 2009, le nombre de 700 millions a aussi été annoncé.
  • Si quelques-uns de ces chiffres peuvent paraître excessifs au regard de certaines statistiques, il faut tenir compte du fait que depuis le début des années 1930, le créateur de Petit Papa Noël vend en grandes quantités, en France et à l’étranger, toutes les formes d’enregistrements (78 tours, vinyles, cassettes, CD, DVD, streaming…), ce qui fait logiquement de lui le recordman de la vente de disques en France et le seul Français à figurer dans le cercle très fermé des champions du monde de la catégorie, et tout cela grâce à son succès étendu sur plusieurs générations d’admirateurs et d’admiratrices.
  • Il faut savoir que même encore de nos jours (années 2020), Tino Rossi demeure un vendeur régulier de disques. À Paris, à l’heure actuelle, ce sont surtout les touristes étrangers qui achètent ses disques. En effet, Tino Rossi a marqué dans de nombreux pays du monde, et ainsi, il en demeure encore comme une sorte de sympathie à son égard.

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Simplicité et discrétion…

Perfectionniste exigeant, doté d’un joli coup de crayon et grand amateur d’art (surtout de peinture), Tino Rossi a présidé le Syndicat des Artistes, au début des années 1950, et su gérer intelligemment son patrimoine, notamment par l’intermédiaire de sa société de production fondée en Décembre 1948 : Société des Productions Tino Rossi – (ci-dessous, en-tête de Février 1949).

Grâce à ses disques, anciens ou très régulièrement réédités, à ses films (dont beaucoup sont désormais disponibles en DVD) et à Internet, où divers blogs et pages web permettent d’accéder à des biographies et à ses chansons, y compris à l’étranger, l’on peut retrouver ou découvrir cette superstar à la « voix de velours ».

Couvrant deux octaves et demi et présentant un timbre aux très riches nuances (notamment de graves), cette voix exceptionnellement étendue trouve son origine dans une anomalie des cordes vocales de Tino Rossi (la gauche longue et fine, la droite courte, tordue et large) qui laissa un jour un médecin ORL très surpris que leur propriétaire pût chanter.

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En 1984, le 10 février, les statuts Loi 1901 de l’Association des amis de Tino Rossi – Club Tino Rossi sont déposés à la sous-préfecture de Beaune (JORF N.C du 28 février 1984).

  • Le 28 avril 1984 se tient la première réunion constitutive. Le Président élu est M. René Guihuit, Chef de Chais à Nuits-Saint-Georges – il le restera jusqu’en Mai 2000.
  • Après la disparition de Tino Rossi, les membres du Club Tino Rossi, alors institué en simple amicale depuis plusieurs années, ont souhaité régulariser la situation.
  • L’objet du Club Tino Rossi est : « de perpétuer le Souvenir de TINO ROSSI, de susciter et développer des liens d’amitié entre ses membres. »
  • Le 13 août 1984 à midi, la première action symbolique du Club Tino Rossi sera de faire poser un livre de marbre dans la chapelle funéraire de Tino, où il est inscrit : Ses Amis du Club – Merci Tino.
  • Les membres se réunissent à raison de 2 réunions annuelles à Paris, et gardent le lien au moyen de 2 à 3 bulletins par an.
  • Au 31 décembre 2012, après 28 ans d’activité, le Club Tino Rossi est mis en sommeil, après la démission surprise de son Président – M. Maurice Bazinet – lors de l’assemblée générale du 6 octobre 2012 et l’absence de volontaires parmi les présents pour prendre la suite. Le Club Tino Rossi demeure sans activité depuis lors.

En 2012, le 30 novembre, son fils Laurent Rossi initie l’Association Officielle TINO ROSSI dont l’objet est, par tout moyen (commémorations, spectacles télévisés et scéniques, expositions, publications, musées, monuments…) de « travailler et veiller sur la mémoire et l’image » de « Tino », qui a dit un jour : « Un artiste n’est pas un homme comme les autres ! Mais ce serait une erreur de penser que seul l’art peut en produire. Un ouvrier peut parfaitement être un artiste. »

  • Mais hélas, la disparition de Laurent Rossi d’un infarctus dans la nuit du 19 au 20 août 2015 à Paris laisse l’association sans activité connue depuis lors. Mais si quelqu’un en sait plus à ce sujet, je l’invite à nous contacter.

Le 5 décembre 2018, par le truchement de M. Matthieu Moulin, Directeur Artistique de Marianne Mélodie, j’ai eu l’honneur de recevoir à domicile M. Constantin Rossi, petit-fils de Tino Rossi, et ainsi ai-je pu lui exposer quelque archive de notre collection sur notre artiste de référence.

31 décembre 2019. Nous apprenons le décès ce jour même de M. Maurice Bazinet, ultime Président de l’Association des Amis de Tino Rossi jusqu’au 31 décembre 2012. Qu’il repose en paix. Il s’en est allé rejoindre Tino là où il peut être.

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